Bar le Monte Cristo – Ste-Thérèse

février 25th, 2010

Nous avons eu l’occasion en fin de semaine d’aller jouer à Ste-Thérèse, au bar le Monte Cristo. En fait, on avait booké ça, comme ça. Pas de tournée, pas trop de raison. Avec le collège Lionel-Groulx à 5 minutes de marche de là, on avait devant nous le même genre de foule qui assistait à nos premiers spectacles, dans les cafétérias du CÉGEP.

Un show des plus trippants à jouer, qui s’est terminé – en rappel! – avec une série de reprises de hits des années 90 que l’on ne nommera pas ici, par rigueur arrtistique. Un grand merci à Seb et au staff du Monte Cristo, et – en espérant qu’ils auront le temps de perfectionner leur recette de Jack-Tabasco – à une prochaine fois!

L’enregistrement de l’album

janvier 23rd, 2010

Après quelques semaines passées à la concoction d’un nouvel album, nous sommes de retour! Avec la moitié des titres étant de nouvelles compositions, on est très confiants que l’enregistrement représente une coche d’originalité dans l’univers musical francophone, et un solide pas vers un nouveau filon musical qui nous est propre.

L’endroit lui-même était plutôt génial: à quelques pas d’un lac bien gelé, à-demi perdu de la civilisation, aucun accès à Internet, connexion de téléphone chancelante, poêle à bois, et surtout, le son incroyable que procurait ses murs en bois! Notre tentative de pelleter une patinoire acceptable sur le lac s’est réduite à 10h de travail intense de déneigement, suivi de 2h de vents forts pour recouvrir la totalité de notre travail. So much pour les clichés des Colocs.

Le processus était principalement créatif: paroles improvisées, chansons apparaissant spontanément, techniques de studio pas très orthodoxes, instruments de percussion improvisés. Et le résultat sonne! C’est peu dire que nous brûlons d’envie d’entendre les prochaines étapes du mixage.

Alors, qu’arrive-t-il donc avec tout cela? Il reste beaucoup d’étapes à franchir avant la diffusion finale de l’album, évidemment. D’ici ce temps-là — mai? — nous travaillons à remplir notre calendrier de spectacles pour cet été: c’est décidément dans nos plans de doubler le nombre de spectacle de l’année passée. Hello, contrées éloignées, on veut aller chez vous!

Le Nouvel Album

décembre 18th, 2009

On nous demande souvent pourquoi Tracteur Jack n’a pas encore d’album. Il est vrai que le groupe et plusieurs de ses chansons ont des racines qui datent déjà de 2004. Il est indéniable que les membres du groupe sont une passion ardente pour leur musique, et mettent un effort incroyable pour l’avancer et la faire connaitre. Cette année, le Jack s’est produit dans plus de cinquante spectacles, et la rivière créatrice derrière ses chansons ne fait que couler de plus belle. Alors pourquoi attendre si longtemps?

L’argent, principalement. Au moment où j’écris ces lignes, nous sommes encore en 2009, et il s’agit probablement d’un des pire moments pour faire ses débuts dans l’industrie musicale. Mais bien que le timing soit peu opportun, nous sommes quand même des gens un peu têtus. Et maintenant, c’est décidé: on fonce quand même.

  • Où? Wakefield. Dans un chalet, au bord d’un lac.
  • Quand? Du 3 au 17 janvier.
  • Qui? Le Jack, évidemment, et nos deux fidèles ingénieurs de son, Renaud et Jo-C.
  • Comment? En faisant du bruit.
  • Pourquoi? Parce que cet album, c’est la culmination de 5 ans derrière des chansons, et d’une tournée géniale. Franchement, on n’attendait que ça. J’espère que vous aussi!
Chalet Lac Bernard, en hiver.

Chalet du Lac Bernard, en hiver.

La date de sortie? Sera-t’il disponible au Magasin X le plus près de chez moi? Je ne pourrais dire. L’album est tout de même produit de façon 100% indépendante. Rien n’est garanti contractuellement, nous n’avons pas d’agenda strict à respecter, et nous n’avons aucune liaison avec un gérant (ça parle au yâbe!), une maison de disques, ou un distributeur. Je vous dirais tout de même qu’il sera lancé au plus tard à la fin mai.

Sinon, attendez-vous évidemment à ce que nous mettions à jour le blog assez constamment dans les jours à venir!

L’Invasion de l’Abitibi – Val d’Or, La Sarre, Rouyn-Noranda.

novembre 30th, 2009

Il y a parfois des décisions que l’on prend et que l’on laisse au hasard, sans trop porter d’attention aux détails. C’est un peu dans cet esprit que nous avons décidé il y a deux mois de passer la fin de semaine dernière en Abitibi. Nous montions pour une série de trois spectacles à Val d’Or, La Sarre et Rouyn-Noranda. Et malgré une suite de mésaventures hors de notre contrôle, c’est tout de même en laissant aller le gré des choses que le groupe eût droit à une fin de semaine des plus mémorables.

J’aimerais tout d’abord vous annoncer quelque chose qui nous tient tous profondément à coeur. Les plans pour l’enregistrement en janvier d’un premier album sont tout près d’être concrétisés! C’est une réalisation un peu magique pour tout le monde: dire que ça ne fait que 10 mois que le groupe compte 4 membres! Je n’en dis pas plus long, on vous dévoilera ça quand le temps sera venu.

Dans cette optique, nous avons décidé d’emmener un des ingénieurs de son qui travaillera avec nous en janvier, Renaud Gougeon-Ross. Nouvellement diplômé en sonorisation, il en était à ses premières armes à manier la console dans un contexte live, et c’était une bonne occasion pour lui d’apprendre les différentes particularités sonores du band. Thierry, de son côté, partait pour le Nord avec seulement que deux spectacles derrière la ceinture.

Val d’Or – Jeudi 19 Novembre 2009

Partis de Gatineau à midi, on se préparait à passer 6 heures de route entassés les 5 dans un camion (je vous laisse deviner son surnom) ayant une capacité de… 5. On avait appris le jour d’avant que la soirée du vendredi à La Sarre avait été double-booké par erreur avec un autre spectacle, et bien que l’on craignait pour le pire, le propriétaire du bar avait l’air sympathique à la cause. La route se fait sans embûche, on prend le temps de se remettre tout le monde au courant. On se rend compte des petites particularités qui donnent du cachet aux différentes régions du Québec: au-delà de Maniwaki, la race dominante de station-service est Shell, Télébec s’occupe du réseau de téléphone, et Molson de la bière.

On arrive donc bien détendus devant le bar le Dundee à Val d’Or (désolé, pas de site web). Et il est vide, et ne voit pas de nos affiches, et nous ne sommes pas capables de contacter le propriétaire. On comprend assez rapidement qu’on ne jouerait pas ce soir-là. Rendu 9PM et le bar toujours vide, on décide de quitter, direction Rouyn-Noranda. Plus tard, on apprendra que le booker du bar s’était fait virer quelques semaines auparavant. De dire que nous étions déçus par la tournure des évènements serait un peu un euphémisme. On se console au moins en se disant que pour les 50+ spectacles que nous avons fait cette année, il ne s’agisse que du premier qui se fasse annuler.

La Sarre – Vendredi 20 Novembre 2009

Notre quintet décide de commencer la journée du bon pied. On se tappe un déjeuner bien caféiné, et, quelques heures plus tard, on reprend la route direction La Sarre. On reçoit finalement des nouvelles de Gaël Huot, le propriétaire du Bistro la Maîtresse. La soirée se déroule en deux temps, notre acolyte Sébastien Lacombe monte sur les planches à 10PM, s’ensuit un bon break de 45 minutes, et on joue jusqu’à 2AM. Il s’agit d’une bonne formule: la salle porte une oreille à Sébastien et sa troupe, mais rendu minuit et demi, notre assaut du stage ne détonne pas trop. Renaud, lui, sue à grosses goûtes.

On entend dire que Yann Perreau, se donnant lui-même en spectacle à La Sarre ce soir-là, viendrait faire un tour en soirée. Effectivement, Yann et ses musiciens de tournée se pointent un peu avant l’entracte, décidément là pour faire la fête. Et fête nous eurent! Notre spectacle tombe dans le gros rock & roll, Yann et Sébastien montent sur scène et interprètent quelques chansons. La fin de soirée s’ensuit. (Il semblerait que l’avis est partagé!) Réveil difficile, mais de belles rencontres, des belles personnes, et un beau ciel gris de matinée.

Rouyn-Noranda – Samedi 21 Novembre 2009

Le Cabaret de la Dernière Chance est décidément un standard dans le répertoire des bars / salles de spectacle du Québec. Gros stage, bon éclairage, son magnifique, ambiance tranquille et intime, backstage des plus chaleureux. Nous arrivions là avec la barre assez haute: la série de posters de spectacles sur les murs du backstage était en soi une leçon d’humilité. On se permet le luxe de prendre 1h30 pour compléter notre balance de son, en apportant des touches finales à une nouvelle chanson que l’on jouerait ce soir-là. On trouve aussi un son particulier à l’accordéon au sein du groupe, une addition toute récente à l’arsenal musical de Dominic.

L’opinion au sein du groupe est généralisée: le spectacle est un des meilleurs du Jack pour l’année 2009. La soirée commence tranquillement, avec nos chansons plus lentes, et on garde nos Rouyn-Norandais en haleine jusqu’à la fin, en terminant avec une énergie que l’on réserve habituellement pour nos foules les plus dévergondées.

La fin de semaine se termine donc en sens inverse de notre arrivée, en passant au travers un Parc de la Vérendrye couvert de givre, et sans le moindre flocon. Ce qui était au départ un flop comme week-end se termine donc sur une note douce et heureuse. Et on est tous heureux, finalement, d’avoir pris les choses à la légère, et s’être laissés porter. On espère tous vous revoir nos chers Abitibiens bientôt. De notre côté, nous allons tous prendre les prochains mois à fignoler notre album. Comme je vous disais, on s’en reparle, ça ne tardera pas!

Le Quai des Brumes – La rentrée montréalaise

octobre 26th, 2009

18 septembre 2009

Les spectateurs montréalais au Quai des Brumes ce soir-là assistaient à un spectacle particulier pour le Jack: il s’agissait du dernier show avec le batteur extraordinaire, Philippe Pinard. Avec un brin d’émotivité dans l’air, Philippe nous avait donné son avis en août, mais c’est bien ce soir-là qu’on ressentait ce que son départ signifiait vraiment. On assistait aussi à une première: l’addition de lampes de chevet en bois synchronisés avec la batterie, comme éclairage de scène. On avait fière allure!

Philippe Pinard et la lumière, Raymond Lanctot (c) 2009.

En première partie, un one-man-band français, du nom de Birds Are Alive, qui en était à sa deuxième journée en vacances au Québec. Il était tout aussi surpris de savoir qu’il jouerait devant salle comble ce soir-là, que nous de voir ce Rambo du blues solo en pleine action.

Notre set était bien serré, avec une musicalité qui ressortait bien durant les chansons. Le Quai est génial comme endroit où jouer, grâce à sa petite superficie et son stage imposant. Une fois le spectacle terminé, on croise Bernard Adamus sur le trottoir, et il semble aggréablement surpris d’apprendre qu’on jouera avec lui le 25 octobre, dans le câdre du SMIM. Verra-t’on, c’est un sympathique bonhomme!