Sherbrooke: Le Boquébière

août 28th, 2010

C’était la rentrée des étudiants de Sherbrooke hier soir, le 27 août, et Tracteur Jack était de passage dans la ville pour un spectacle au Boquébière. Trois choses sont à retenir de cette soirée:

  1. Les gens de Sherbrooke sont beaux pas à peu près;
  2. Bravofunken, le groupe avec qui nous jouions, est un band à voir en spectacle;
  3. La bière au Boquébière est géniale.

La soirée a commencé relax. Soundcheck, souper, café, bière. Ensuite, Bravofunken a lancé la soirée avec sa musique électro-pop-rock qui décape à souhait. Un spectacle génial, professionnel et rodé. Ils étaient aux FrancoFolies cette année pour des raisons assez évidentes! Ils sont d’ailleurs à Gatineau, au Petit Chicago, ce soir, le 28 août, avec Dream Soda. On espère que les gens de l’Outaouais leur réserveront un accueil digne de chez nous.

Ensuite, ce fut notre tour. Le spectacle a commencé vers 11h15 pour se terminer vers 1h15. Au début, les gens étaient assis, attentifs, et dégustaient leur bière. Plus le spectacle avançait, cependant, plus les gens étaient debouts et participaient à nos conneries. Si bien qu’à la fin, non seulement les gens de Sherbrooke étaient debouts et tapaient dans leurs mains comme des soldats russes, mais Tracteur Jack a eu droit à une démonstration de charleston par des étudiants de l’école Port-O-Swing de Québec. Génial! On se serait cru dans les années 20 à jouer dans un cabaret à Chicago.

On a fini par jaser avec tout le monde assis dehors, à essayer toutes les bières que la microbrasserie avait à nous offrir. Nous sommes rentrés chez les parents Faucher par la 10, vers 3h30 du matin, à chanter des airs de Howlin’ Wolf dans la van du band. Avec les Cantons de l’Est défilant des deux côtés de la route, les champs de blé à perte de vue, l’odeur du fumier et la musique blues dans le tapis, on s’est dit qu’on avait une maudite belle job.

Ce soir, nous sommes au Cégep de St-Félicien, avec nul autre que Pépé et sa guitare, Sunny Duval et les Gig’s. Il nous reste 6 heures de char.

Virée à la Microbrasserie du Lac St-Jean

août 22nd, 2010

Alors là, Annie et le staff de la Microbrasserie du Lac-St-Jean n’ont fait que confirmer que cette région est un must pour tous les touristes qui veulent prendre du temps relax en bonne compagnie. Non seulement le monde est beau, mais en plus, le monde est le fun. Des gens crinqués, peu importe l’âge, parsèment les rues, t’ouvrent les portes, te servent de la bière, te vendent de l’essence et te parlent de la grosseur des poissons qu’ils pêchent.

Il y avait beaucoup de gens au spectacle. La propriétaire nous a confirmé avoir dépassé de 10 personnes le quota maximal que la place peut accueillir. Des gens qui soupent, d’autres qui boivent de la bière fait maison. On jouait dans le fond de la salle, à même le plancher, un peu style cabaret. On jasait de tout et de rien avec le public entre les chansons, de leurs beignes préférés au Tim Horton’s, de la température coriace du Lac-St-Jean, de la bière et des femmes. Bref, rien de plus jovial et animé comme soirée.
On est allé se canter au Gîte Aux Charmes des Îles, dans une maison sur le bord de l’eau. Nos hôtes, Josée et Pierre, avec leur chien géant Balzac, nous ont accueilli comme des chefs. Des lits confortables, des bons déjeuners, des conversations de voilier, de pêche et d’Internet. On a appris que Pierre détestait la pêche parce qu’il trouvait les poissons trop gluants. Pourtant, il possède un voilier de 27 pieds et semble avoir une tête de marin. Bref, de la sympathie à l’état pur, un beau réveil et une autre preuve que le Lac est un endroit où les gens savent vivre plus que partout ailleurs.

Nous sommes revenus ce matin, par la 155 sud, direction Ste-Thérèse, question d’aller déposer notre gérante, Marie-Claude, ainsi que son copain Roland, qui s’en retournaient à Gatineau. Thierry et moi sommes repartis vers l’est de la province, chez les aînés de la famille, afin de prendre un peu de temps de repos de la ville et des ses tourments, alors que Julien, Karina et François se dirigeaient eux-aussi vers l’Outaouais.
On se voit à Sherbrooke, vendredi le 27, au Boquébière!

Festival Musiqu’en Nous

août 17th, 2010

Nous jouions vendredi dernier dans le cadre de Musiqu’en Nous à St-André-Avellin, une ville de 3500 habitants dans la Petite Nation, en Outaouais. Une ville adorable, d’ailleurs. On était tous un peu surpris ce printemps lorsqu’on a entendu qu’un groupe d’entrepreneurs avait construit une auberge de jeunesse dans la ville, mais quel endroit génial! Le festival lui-même se donnait aux côtés de l’auberge: 5/5 pour l’emplacement!

La soirée avait un line-up génial: Bernard Adamus et Marjolaine Beauchamp accompagnée de Projet Diesel, et avec quelques centaines de gens présents, l’atmosphère était très « festival », sans toute la froideur et la distance entre la foule et les artistes que l’on retrouve typiquement dans les grosses productions. Les spectacles étaient donnés sous un gros chapiteau, et l’espace clos était bien complémenté par l’éclairage. Le site du festival au grand complet était installé et décoré: faites un tour vers un article qui montre les installations!

Avec un set d’une durée de 90 minutes, on avait beaucoup de marchandise à livrer, et on avait encore invité nos amis Stéphanie St-Jean-Aubre à la voix, ainsi qu’Olivier Houde aux multi-instruments. Je pense que ceux qui étaient là vous diront que nous n’avons pas déçu! J’aimerais donner mon coup de coeur à Olivier, pour une prestation magique au clavier durant la chanson « Hello », avec intro allongée.

Matin difficile pour la plupart d’entre nous, on ne s’attendait sûrement pas à se coucher en même temps que le soleil se levait! Un grand merci à l’administration du festival, et à tous les gens qui étaient là!

Virée à Métabetchouan

août 13th, 2010

Tracteur Jack décerne officiellement le prix du plus beau nom de ville à la ville de Métabetchouan, municipalité que nous avons visitée le 7 août dernier, lors d’une excursion surprise au Lac-St-Jean. C’est l’équipe du bar O’Soleil qui nous a accueilli ce soir-là, avec son staff semi-sportif, semi-restaurateur. Nous avions de la difficulté à comprendre comment ces gens-là font pour arriver dans la vie! Toute la journée, ils servent de la bière et de la bouffe à leurs clients, et quelque part dans leur journée, on les retrouve en train de faire du kitesurf sur le Lac-St-Jean…

Le spectacle à Métabet était parmi les meilleurs de l’été. D’abord, les gens du Lac sont particulièrement accueillants. Ensuite, les gens du Lac participent aux spectacles! Du moins, au nôtre. On a eu droit à des danses de quinquagénaires imitant des crabes en furie. Finalement, après chaque chanson, on se sentait au Centre Bell quand les Canadiens ont éliminé les Capitals. Tout le monde, sans exception, applaudissait, sifflait ou criait quelque chose. C’est bon pour l’estime, je vous dis. Sans grande surprise, nous nous sommes défoncés, comme à l’habitude, sur notre scène de 4 pieds par 12 pieds. Julien a d’ailleurs fait sauter un verre de bière avec sa contrebasse.

En partant, nous avions tous la mine basse. Nous avons vite réalisé qu’il aurait été génial de passer un peu plus de temps sur le bord de l’eau avec le staff du bar O’Soleil. Nous nous sommes vite réconfortés quand on a pensé à ce qui s’en venait au mois d’août. Effectivement, Tracteur Jack revient deux fois au Lac cet été: une fois le 20 août, à la Microbrasserie du Lac, et une deuxième fois à St-Félicien, le 28 août. Inutile de vous dire que tout le monde ici a déjà hâte de remonter par la 175!

À bientôt!

Tournée 2010 du Nouveau-Brunswick

août 11th, 2010

Tracteur Jack a Campbellton

On est allé virer loin pour celle-là. D’ailleurs, il n’y avait pas vraiment grand chose de certain au cours de la semaine avant le départ. Certains spectacles ont été annulés, d’autres ce sont rajoutés à la liste. Bref, la tournée du Nouveau-Brunswick était initialement composée de 5 ou 6 spectacles dans la province maritime. On a fini par en faire deux à Campbellton, un à Edmundston, et deux autres… à Tadoussac. Inutile de signaler ici que la moitié de cette tournée n’était même pas au Nouveau-Brunswick. Ça sonnait bien, et c’est tout.

Sur la 185, le 27 juillet dernier, Tracteur Jack a vécu sa première vraie crevaison avec son nouveau véhicule. Les mécaniciens de tous les Canadian Tire que nous avons visités cet été nous ont dit que nos pneus étaient finis. Nous avons toujours refusé de les croire. Nous n’avons pas été sages. Et c’était quand même une belle crevaison, avec l’explosion, les petits dérapages et le mini moment de panique à l’intérieur du véhicule quand on roulait à 110 km/h sur un cadre de roue en métal. On a dû s’arrêter au kilomètre 85, juste avant Cabano, pour changer le pneu. Bref, vu notre incompétence, il a fallu attendre que la police débarque pour que le grand officier du nom de Steve change notre pneu à notre place. Ce soir-là, nous sommes arrivés chez Sylvie, au Bed & Breakfast au Chalet, à Edmundston. Rien de mieux pour relaxer après une journée de la sorte!

Les deux prochains jours, nous les passions à Campbellton. C’est là que nous avons appris que le nom de la ville prenait deux “L”, et non un seul. Les 48 heures passées à la Brasserie 1026, entre les tables de tavernes, les chicken wings trop épicées et nos chambres d’hôtel ont été mémorables. Nous avons pu, lors de nos temps libres, visiter la charmante rue principale de la ville. Même qu’on a trouvé le temps d’aller revirer jusqu’à la ville voisine de Dalhousie, pour visiter une église abandonnée et une fête foraine à demi déserte. Bref.


Tracteur Jack avait hâte de revenir à Edmundston! Non seulement, Sylvie nous y attendait à son B&B génial, mais aussi, le soir de notre spectacle, le 30 juillet, c’était le « Party du Parking » dans la ville, dans le cadre de la foire brayonne. Reconnu pour ses rues bondées, ses camions de bières en canette et sa musique trop forte, le Party du Parking nous excitait plus que tout. Pas seulement parce que nous allions fêter avec des Néo-Brunswickois, mais surtout, parce que le show au bar le Deck s’annonçait prometteur avec tout ce beau monde.

Dominic est d’ailleurs tombé en amour avec une serveuse du nom de Suzan le soir-même. Jeune, jolie, 20 ans, brillante, tout y était. Elle, par contre, semble être tombée amoureuse de Thierry, le frère de Dominic. Bref. Ça n’a pas eu d’impact sur le spectacle, qui s’est déroulé selon les règles de l’art: des contrebasses dans le plafond, des solo de guitares interminables et quatre garçons avec trop d’énergie pour l’ensemble des gens sur place.

Question de finir la soirée en beauté, Sylvie nous a amené dans un house party, comme on les faisait dans le temps, avec des dizaines de gens dans la même maison, à boire, à discuter et à fumer. Thierry et Julien, un peu chaudailles, se sont même déshabillés pour aller déranger les gens de la place avec leurs corps velus et leur danse douteuse. Épique.

Le lendemain, c’était le départ pour Tadoussac. Un petit déjeuner plein de fruits, une dernière bise à notre hôte, qui s’est vu attribuer la palme de la meilleure hôte du Québec et du Nouveau-Brunswick combinés, et nous étions de retour sur la 185, direction Rivière-du-Loup.

Après une poutine sur la 20, un tour de traversier d’une heure et quelques touristes français, nous étions arrivés à l’auberge jeunesse de Tadoussac, où le festival Western allait bon train. Les chapeaux de cowboys pleuvaient, les bottes de foin parsemaient les parkings et la musique country battait son plein. Tracteur Jack allait donner deux spectacles au Café du Fjord; un le soir même, l’autre, le lendemain.

Les spectacles furent au-delà de nos attentes. Non seulement les foules étaient électrisantes, pleine d’énergie et de gens sur la brosse qui savent profiter de la vie et de la musique, mais aussi, nous avons eu droit à des démonstrations de breakdance par des gens de tout âge, des 7 carrés trop synchronisés et des touristes qui se demandent qu’est-ce que ça mange en hiver un Québécois. Notre collaboration avec Domlebo sur Folson Prison Blues, de Johnny Cash, était un moment mémorable de la tournée. L’ancien Cowboy Fringant a plus d’un tour dans son sac lorsqu’il se met à la guitare.

Bref, le lendemain du deuxième spectacle, les omelettes mangées et le café avalé, nous étions en route vers Gatineau. Un joli 8 heures de route nous attendait, avec ses pauses-pipi, la chaleur d’intérieur de van suffocante et ses collations grasses de bord de route. On a vite remarqué que la température en Outaouais est digne d’un climat tropical en comparaison avec celui de l’est et du nord.